Les banques digitales arrivent en force

Avec l’arrivée d’Orange Bank, la concurrence se met en place. N26, Morning, C-Zam, Anytime et Compte Nickel ont prévu de rebattre les cartes du secteur.

Un secteur déjà bien fourni

Pressenti pour le 6 juillet, Orange Bank a, en définitive, décidé de reporter son lancement pour la rentrée, l’occasion pour la banque 100 % mobile de fignoler ses tests. Elle allonge la liste des néobanques déjà existante avec N26, Morning, C-Zam, Anytime et Compte Nickel.
Le concept est de proposer une carte bancaire via un compte utilisable sur smartphone, ce qui permettra au propriétaire du compte de visualiser ses opérations en temps réel. D’ailleurs, Orange Bank a pour objectif d’associer le meilleur de la banque classique avec une boutique pour l’ouverture d’un compte, et le meilleur de la néobanque pour la gestion en direct sur smartphone. Le succès de la néobanque dépend des besoins des consommateurs.

Des services différents de ceux de la banque en ligne

Par exemple, le client souhaite une carte bancaire gratuite. À défaut de trouver la meilleure banque en ligne, la banque en ligne monabanq ou boursorama ont fait de leurs services phares la gratuité de la carte bancaire moyennant une contrepartie de revenus. À la différence des néobanques, qui elles font payer la carte bancaire, mais ne segmentent pas sa clientèle. Chez Anytime la carte est à 5 euros + 27 euros par an, C-Zam 5 euros + 1 euro par mois et Nickel 20 euro par an.
En ce qui concerne Orange Bank, elle ne facture pas la carte bancaire sous condition d’utilisation (au moins 3 opérations mensuelles). Même service que les Allemands N26 avec 9 paiements par trimestre pour disposer de la gratuité de la carte. Détail qui a son importance, les retraits en distributeur sont facturés par les néobanques.
Autre exemple, le client souhaite un découvert. Les néobanques commercialisent des cartes bancaires avec une autorisation automatique. Autrement dit, le client ne peut réaliser de paiement ou de retrait.